Archives de l’État (ARA)

 

Origines et historique des Archives de l'Etat en Belgique

Officiellement, la fondation des Archives de l'Etat en Belgique est située en 1796. Une loi du  5 brumaire an V (le 26 octobre 1796) stipula que les documents d'archives des institutions et des administrations de l'Ancien Régime qui avaient été supprimées sous le régime français devaient être rassemblés dans les capitales des nouveaux départements.


Les initiatives archivistiques du XVIIIe siècle

Plus tôt, à l'époque autrichienne, des initiatives avaient été prises qui démontrent que les administrateurs du pays se rendaient déjà compte de l'importance d'une conservation et d'une gestion centralisées de documents publics qui n'avaient plus d'utilité pour les institutions qui les avaient produits. En 1739 Charles VI donna à l'Audience à Bruxelles l'ordre de dresser un aperçu de toutes les archives existantes des Pays-Bas méridionaux. Son successeur, l'impératrice Marie-Thérèse, a fait poursuivre cette mesure. Cobenzl, ministre plénipotentiaire et représentant de l'impératrice aux Pays-Bas, a pris à son tour des initiatives plus concrètes. En 1755, deux juristes éminents, Jean-Baptiste de Wynants et son oncle Henri-Guillaume de Wynants, ont reçu la mission de mettre de l'ordre dans les archives de quelques institutions centrales où avait régné un chaos pendant la Guerre de Succession autrichienne.  Cette tâche devait préparer l'organisation "d'une archive générale".

Toutefois, il faut attendre l'année 1773 pour voir naître une telle institution. Suite à une proposition du ministre plénipotentiaire de Starhemberg, un an après la création de l'Académie royale et de la Bibliothèque royale, une dépêche impériale de Marie-Thérèse édicta la fondation du  "Bureau des Archives". Jean-Baptiste de Wynants fut nommé comme « directeur général du Bureau des Archives des Pays-Bas autrichiens », c'est-à-dire comme premier archiviste général du Royaume. Les commis qui travaillaient pour le Bureau des Archives étaient très mobiles : ils devaient se rendre essentiellement aux institutions où étaient conservées la plupart des archives. Un dépôt central était également prévu pour les documents des institutions supprimées ou ayant plus de cent ans, qui pouvaient servir pour des recherches historiques, moyennant une autorisation. Les archives sont d'abord conservées dans des chambres souterraines, sous la chapelle de l'ancien palais de Bruxelles (Coudenberg), incendié en 1731. La construction d'un édifice destiné aux bureaux de la Chambre des Comptes et au dépôt des archives publiques centrales est entamée en 1779. Le bâtiment est terminé en 1783 et les archives y sont transportées l'année suivante.

Mais après le développement d'un service public d'archives a stagné. Sous Joseph II, on revenait même en arrière: bien que le Bureau des Archives existât toujours, à partir de 1758 il devait se consacrer essentiellement – pour ne pas dire exclusivement – à faire des copies de documents gouvernementaux des Pays-Bas méridionaux pour le compte de Vienne. 1 Suite à l'invasion des troupes françaises, une grande partie des archives centrales est transférée à Vienne.


Un régime archivistique sur modèle français

Sous le régime républicain français la situation a changé. En 1796, la structure organisationnelle des Archives de l'Etat a été définie sous la forme que nous connaissons toujours aujourd'hui, c'est-à-dire avec un dépôt central à Bruxelles et un dépôt dans chaque département (aujourd'hui les provinces). Des dépôts d'archives étaient créés dans tous les départements (hormis dans le département des Deux-Nèthes (la province d'Anvers) et à partir de 1800 ils étaient sous la tutelle du secrétaire général de la préfecture.

Des archivistes rémunérés par l'Etat entraient en fonction, d'abord à Bruxelles et à Liège, ensuite à Mons et par après aussi à Gand. Fin 1814, Pierre-Jean L'Ortye a été désigné comme « archivarius » en charge de la surveillance et de la gestion de toutes les archives publiques centrales.


Croissance de l'importance des « archives centrales » bruxelloises

À l'époque du Royaume des Pays-Bas, Bruxelles a encore gagné en importance en tant que dépôt central pour les archives.
Conservées dans l'ancien hôtel de la Chambre des Comptes, les archives belges sont cependant menacées suite à l'incendie qui ravage, en décembre 1820, le palais du prince d'Orange. Le sauvetage des archives s'organise à la hâte. Registres, cartons et liasses sont jetés par les fenêtres et s'entassent dans le parc de Bruxelles ainsi que dans les locaux du Théâtre du Parc. Aucune perte n'est cependant à déplorer.

En 1822, le dépôt central est transféré dans une aile du Palais de Justice (ancien couvent des Jésuites), à la rue de la Paille à Bruxelles. En raison notamment du manque de place et du risque d'incendie, des travaux sont ensuite entrepris pour transférer les archives publiques centrales à la Porte de Halle, mais le projet est suspendu suite à la Révolution belge.


De 1830 à nos jours: développement, suivi de réductions


Après l'indépendance de la Belgique, des dépôts des Archives de l'Etat ont été créés dans les capitales de province qui ne disposaient pas encore d'un service d'archives, à savoir à Bruges, Namur, Arlon, Hasselt, et en dernier lieu, en 1896, à Anvers.

En 1831, Pierre-Jean L'Ortye a été succédé par le premier véritable « archiviste général du Royaume », Louis-Prosper Gachard, qui était depuis 1826 l'adjoint de L'Ortye. Par arrêté royal du 17 décembre 1851, les Archives de l'Etat dans les Provinces étaient également mises sous l'autorité de l'archiviste général du Royaume. Gachard a dirigé les Archives de l'Etat en Belgique pendant plus d'un demi-siècle, jusqu'à sa mort, la veille de Noël de l'année  1885!

La législation et la réglementation françaises sont restées en vigueur pour le secteur archivistique belge jusqu'en 1955, quand la loi sur les archives a été votée. Ce n'est qu'en 2009 que cette loi restreinte a été adaptée, après maintes tentatives avortées de modification.


Suite à la loi de 1955 relative aux archives, l'afflux de fonds d'archives a nécessité une augmentation du nombre de dépôts des Archives de l'Etat. Après 1960 et en quelques décennies, onze nouveaux dépôts des Archives de l'Etat ont été créés ::

 

  • quatre dépôts d'arrondissement, à  Huy, Courtrai, Renaix et Tournai
  • trois dépôts auxiliaires, à Saint-Hubert, Beveren et Bruxelles (Archives générales du Royaume 2 – dépôt Joseph Cuvelier)
  • les Archives de l'Etat à Eupen
  • les Archives de l'Etat à Bruxelles, Louvain et Louvain-la-Neuve.

Pour des motifs de rationalisation, d'efficacité et de prudence budgétaire, les dépôts des Archives de l'Etat à Huy, à Renaix et à Saint-Hubert ont été supprimés au début du XXIe siècle.

Au début de 2016 et en 2018, respectivement le CegeSoma et le Service Archives Victimes de la Guerre ont été intégrés aux Archives de l'Etat. En 2017, les Archives de l'Etat à Bruxelles ont déménagé d'Anderlecht à Forest.

Aujourd'hui, les Archives de l'Etat en Belgique disposent de 19 dépôts et salles de lecture. L'historique de chacun des dépôts des Archives de l'Etat se trouve sur notre site internet.

 

19 dépôts et salles de lecture www.arch.be

 


1 Cette « préhistoire » est basée sur un ouvrage de Tom VERSCHAFFEL, De hoed en de hond: geschiedschrijving in de Zuidelijke Nederlanden, 1715-1794, Hilversum (Uitgeverij Verloren), 1998, p. 164-166.

Institut royal d’Aéronomie Spatiale de Belgique (IASB)

 

Naissance d'un institut


La naissance de l'aéronomie trouve son origine lors de la soirée du 4 octobre 1957 quand, à l'ambassade soviétique à Washington, où était organisée une réception pour les membres du comité de l'Année géophysique internationale (IGY), on annonça une nouvelle très surprenante : un satellite soviétique venait d'être mis en orbite autour de la Terre.  La surprise dans le monde entier a été totale et la nouvelle du lancement de Spoutnik-1 venait de donner son envol à l'ère spatiale.  Le secrétaire général de cette IGY n'était autre que le Baron Marcel Nicolet, fondateur et premier directeur de l'Institut d'Aéronomie Spatiale de Belgique, pas encore royal à cette époque.


Cette science, l'aéronomie, trouvera d'abord sa place en Belgique au sein d'un département de l'Institut Royal Météorologique de Belgique (lui-même découlant de l'Observatoire Royal de Belgique).  C'est le 25 novembre 1964 que le Moniteur belge publiera un arrêté royal annonçant que « la section Aéronomie devait être détachée de l'Institut royal de météorologie sous le nom d'Institut d'Aéronomie Spatiale de Belgique ».
L'arrêté royal de création souligne que l'institut a pour attributions essentielles les missions de service public et de recherche dans le domaine de l'aéronomie spatiale, et que ces missions nécessitent la connaissance des données acquises à l'aide de fusées et satellites artificiels dans le cadre de la physique et de la chimie de la haute atmosphère et de l'espace extra-atmosphérique.


Dans ce but, l'institut est donc en charge de:

  • Acquérir et archiver les informations obtenues via des fusées et des satellites artificiels;
  • Fournir ces informations aux personnes et organisations intéressées par les problèmes spatiaux, et donc constituer une documentation dans ce domaine;
  • Procéder à l'investigation des méthodes expérimentales appliquées ainsi qu'à l'analyse des observations acquises et leur interprétation;
  • Effectuer les recherches nécessaires à l'amélioration et à l'application des méthodes de calcul;
  • Accomplir tous les efforts susmentionnés en vue de leur mise en œuvre dans le cadre national ou international;
  • Concevoir et paramétrer, à cet effet, les instrumentations nécessaires;


Aujourd'hui, l'Institut royal d'Aéronomie Spatiale de Belgique (IASB) a quelque peu élargi son domaine de recherche et étudie les atmosphères des corps du système solaire (l'atmosphère de notre Terre mais aussi celles d'autres planètes comme Vénus, Mars, Jupiter ou encore des comètes) et l'impact du Soleil, de la nature et de l'Homme sur les changements atmosphériques. C'est le seul centre de connaissances en Belgique qui possède les compétences requises pour élaborer tous les éléments d'une mission spatiale pour effectuer une étude complète d'un problème aéronomique: la formulation des objectifs de recherche, la conception de l'instrument et de la mission spatiale qui en résulte, la dérivation des produits de données satellitaires, leur validation et leur exploitation géophysique, y compris la modélisation et le développement de services. Toutes nos activités ont un objectif en commun: élargir notre connaissance des atmosphères des corps célestes. Une meilleure connaissance est indispensable pour mieux informer le citoyen et les décideurs et trouver des réponses aux défis sociétaux concernant l'environnement naturel dans lequel nous vivons.


L'IASB génère des services et des produits scientifiques de haute qualité qui répondent aux besoins de la communauté des utilisateurs, dans tous ses domaines de recherche. Des services tels que les avertissements d'émissions volcaniques, l'analyse et la prévision globales de la qualité de l'air, la surveillance de l'ozone stratosphérique, l'indice UV solaire, la prévision des doses de rayonnement accumulées, les services de météorologie spatiale, … ne sont que quelques exemples. En plus de cela, les scientifiques de l'IASB fournissent également des services éducatifs aux écoles secondaires et aux universités et s'occupent de la sensibilisation du grand public.

 

Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB)

 

La naissance d'un Institut et de son Muséum.


L'histoire de l'IRSNB commence en 1846, et plus précisément le 31 mars - jour où l'Etat belge, encore jeune, érige officiellement le Muséum royal d'Histoire naturelle. Ce n'est qu'un siècle plus tard, en 1948, qu'il reçoit son nom actuel : l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique. Ce changement de nom reflète l'évolution de l'institution initiée par Edouard Dupont nommé directeur en 1868 : de simple conservatoire d'objets naturels à une organisation dédiée à l'étude des sciences naturelles.


Un long chemin a été parcouru depuis le 18ème siècle, où Charles de Lorraine créa son propre cabinet de curiosité, comme c'était la mode à l'époque auprès d'amateurs de zoologie, de géologie et d'autres sciences naturelles. Une partie de sa collection a servi de base à nos premières collections. De simple catalogue, nous sommes alors passés à une recherche scientifique approfondie et de plus en plus de scientifiques ont été engagés afin d'étudier les pièces de collection.

 

Les recherches scientifiques deviennent donc de plus en plus courantes et, plus d'un siècle plus tard, après la guerre, tous sont d'avis que l'ancien nom ne reflète plus toute la portée de l'institution. L'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique est né, au sein duquel les disciplines scientifiques ont une place d'honneur. C'est une époque où le rôle de Muséum est subalterne à celui de la science dans notre institution. Le Muséum en est même quelque peu délaissé et les termes « services aux publics » ou « activités éducatives » ne sont pas monnaie courante. A partir des années 80, tout cela  commence à changer : durant cette période, les différents départements scientifiques travaillent de plus en plus avec les services publics pour organiser des expositions ou des événements où le rôle et l'importance de nos collections et de notre mission scientifique vont de pair.

 

Muséum sciences naturelles


 

1900 - Construction du bâtiment 'Janlet', dans laquelle se trouve actuellement la Galerie des Dinosaures et la Galerie de l'Evolution

 



1900 - Vue intérieure de la grande salle du batiment Janlet, l'actuelle Galerie des Dinosaures

 


+/- 1902 - Carte postale des Iguanodons

 

 

+/- 1902 - Vieille scenografie des Iguanodons

 

 

+/- 1937 - Construction du bâtiment De Vestel, derrière le batiment "le Cloître"

 



+/- 1902 - Scenografie du Muséum

 

+/- 1880 – 1° display des iguanodons

 

 

+/- 1902 – le bureau d'un scientifique dans le bâtiment Janlet

 

 

Ancienne salle des Baleines

 

 

+/- 1902 – Mammoth de Lier

 

Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA)

 

L'Institut royal du Patrimoine artistique (IRPA) est une institution fédérale scientifique qui se consacre à l'étude, la conservation-restauration et la documentation de notre riche patrimoine culturel. Des scientifiques issus de nombreuses disciplines y travaillent depuis 1948 pour prodiguer les meilleurs soins aux bâtiments historiques et aux œuvres d'art en Belgique.

 

L'histoire de l'IRPA débute en réalité dès 1900, année où les Musées royaux d'art et d'histoire (MRAH) fondent un studio de photographie destiné à immortaliser leurs collections. Vingt ans plus tard, l'équipe de photographes dressera également l'inventaire des œuvres d'art des autres collections : l'ancêtre de la photothèque de l'IRPA était né ! Celle-ci compte aujourd'hui plus d'un million de photos, ce qui en fait l'une des plus importantes bases de données de l'histoire de l'art au monde (balat.kikirpa.be).

 

balat.kikirpa.be


Tout s'accélère en 1934 lorsque le célèbre égyptologue Jean Capart, alors conservateur en chef des MRAH, engage le jeune et talentueux chimiste Paul Coremans, qui dirigera le service de photographie, mais fondera également un laboratoire permettant d'examiner les pièces muséales à l'aide des techniques physico-chimiques les plus récentes. Ce laboratoire permet ainsi de montrer clairement ce qui est authentique et ce qui est faux, dans quel état se trouvent les œuvres et comment les conserver et les traiter au mieux.


Durant la Seconde Guerre mondiale, Coremans et son équipe travaillent sans relâche pour mettre en sécurité le patrimoine belge menacé et l'immortaliser sur photo. Il se déplace même pour dénicher des œuvres d'art volées et les ramener en Belgique.

 

Juste après la guerre, en 1948, les laboratoires et le service photographique dirigé par Paul Coremans fusionnent pour former un institut indépendant : les Archives centrales iconographiques d'Art et le Laboratoire central des Musées de Belgique (ACL). Cette institution se consacre à l'inventaire, l'étude scientifique et la conservation des œuvres d'art dans tout le pays. Lorsque, en 1957, les ACL sont rebaptisées IRPA et deviennent désormais l'une des institutions scientifiques fédérales, l'approche pluridisciplinaire de Paul Coremans acquiert de plus en plus de reconnaissance. L'IRPA réunit des historiens de l'art, des photographes, des chimistes, des physiciens et des restaurateurs autour d'un objectif commun.


Coremans dira : « Les éléments d'appréciation d'ordre esthétique, historique, scientifique et technique, constituent autant d'aspects d'un même problème. Tous revêtent à nos yeux une importance égale et doivent contribuer, dans la même mesure, au succès final.  » Il est communément admis aujourd'hui que c'est cette approche qui est à la clé du succès. Avec l'IRPA, est né un pionnier de l'approche pluridisciplinaire pour la conversation du patrimoine qui servira de modèle plus tard pour les institutions de recherche du monde entier.

Institut royal météorologique de Belgique (IRM)

 

L'Arrêté Royal du 31 juillet 1913 divise l'Observatoire Royal de Belgique, situé à Uccle, en deux instituts autonomes :

  •  l'Observatoire Royal de Belgique (ORB);
  •  l'Institut Royal Météorologique de Belgique (IRM).

Jean Vincent est le premier directeur de l'IRM. A l'exception de la sismologie et de la gravimétrie, qui restent dans le giron de l'ORB, toutes les disciplines relevant alors de la météorologie et de géophysique sont confiées à l'Institut Royal Météorologique. L'Arrêté Royal est publié au Moniteur belge le 31 août 1913.

 

Les observations météorologiques classiques avaient par contre déjà débuté le 1er janvier 1833, à une fréquence de 4 observations par jour. Ceci fait de la série de données climatologiques de Bruxelles-Uccle l'une des plus longues au monde.


La Belgique est de la sorte le premier Etat à s'occuper officiellement de météorologie.

 

(1) IRM à Uccle, 1913     (2) Jean Vincent, premier Directeur     (3) Première prévision, 1876     (4) IRM à Uccle     (5) Station de Thimister, 1900

 

L'historique complet de l'IRM

KBR

 

En tant que bibliothèque scientifique nationale, KBR rassemble toutes les publications belges. La bibliothèque conserve, gère et étudie un vaste patrimoine culturel et historique.
Par ailleurs, KBR permet au public d'accéder à l'information, facilite la recherche et propose des expériences culturelles. KBR réunit les gens et les connaissances et partage son patrimoine avec le monde entier.

 

Le noyau de la collection de KBR

 

L'origine de la collection de KBR remonte au XVe siècle : les ducs de Bourgogne ont réuni à cette époque une collection exceptionnelle de manuscrits enluminés. À la mort de Philippe le Bon, cette « Librairie des ducs de Bourgogne » comptait environ 900 manuscrits, dont un tiers sont toujours conservés à ce jour par KBR. Au carrefour du Moyen Âge et des Temps Modernes, cette « librairie » aborde tous les domaines de la pensée et reprend des textes essentiels de la littérature médiévale. Elle compte parmi les plus grandes bibliothèques de son époque.

La bibliothèque des ducs constitue le noyau de l'actuelle bibliothèque nationale de Belgique. À partir du 18 septembre 2020, vous découvrirez cette collection unique de manuscrits et leur histoire au KBR museum.

 

KBR museum L'histoire de KBR Les collections conservées à KBR Agenda

 

 


Musée royal de l’Afrique centrale (MRAC)

 

L'AfricaMuseum


L'origine de l'AfricaMuseum remonte à l'exposition universelle de Bruxelles en 1897. Sous l'impulsion du roi Léopold II, La 'Section Coloniale' de l'exposition fut déplacée à Tervuren dans ce qui s'appellerait alors le « Palais des Colonies » (aujourd'hui Palais de l'Afrique). Les salles accueillaient des animaux naturalisés, des échantillons géologiques, des denrées, des objets ethnographiques et artistiques congolais et des objets d'art réalisés en Belgique. Léopold II voyait dans le musée un outil de propagande pour son projet colonial destiné à attirer des investisseurs et à convaincre la population belge. C'est en 1898 que l'exposition temporaire devenait ainsi le premier musée permanent du Congo. Dès ses origines, l'institut était musée et institut scientifique.


Très vite, le Palais des Colonies s'avéra trop exigu. Léopold II fit appel à Charles Girault, architecte du Petit Palais de Paris, et entreprit un programme de construction ambitieux. Les plans prévoyaient un site complet avec un nouveau musée du Congo, une école mondiale, un centre de congrès, une gare, des pavillons chinois et un complexe sportif. Les profits qu'il a réalisés avec le caoutchouc et l'ivoire du Congo ont servi, entre autres, à la construction du musée. Suite à des enquêtes sur la violence et les conditions d'exploitation au Congo, cette source d'argent s'est arrêtée. L'aménagement du musée a été financé par l'État belge.


Léopold II étant décédé avant la fin des travaux, c'est le roi Albert Ier qui inaugura le musée le 30 avril 1910. C'est par Arrêté royal du 10 mars 1952 que le musée devint le Musée royal du Congo belge.


À l'indépendance, son nom fut changé en Musée royal de l'Afrique centrale, proposant un champ d'études plus vaste. Le MRAC est actif dans une vingtaine de pays africains et travaille en collaboration avec des partenaires africains et autres partenaires belges et étrangers. Il développe des programmes et des projets qui ont pour fil conducteur la recherche scientifique, le développement durable et la coopération.


Quant au musée, il a récemment subi une profonde métamorphose. Fin 2018, le musée entièrement rénové a rouvert ses portes. Le bâtiment classé du musée a été rénové et restauré dans le respect des plans d'origine du 19e siècle. Toutes les fonctions muséales secondaires ont été retirées de l'ancien musée et placées dans un nouveau bâtiment par l'architecte belge Stéphane Beel, ce qui permet de créer plus d'espace dans le bâtiment du musée pour la nouvelle exposition permanente. Cette exposition se concentre sur l'Afrique centrale d'un point de vue contemporain et l'homme y occupe une place centrale. Le musée est désormais le lieu idéal pour se plonger dans la riche histoire de l'Afrique, ses arts, ses musiques, ses rituels, etc. Des sujets brûlants tels que la biodiversité, le développement durable et le passé colonial y sont également amplement abordés. De plus, l'intégration de l'art contemporain a été un point important lors de la rénovation.

 

Plan interactif de l'exposition permanente

 

 

Architecte Charles Girault devant le musée en construction. HP.1968.10.6-82, collection RMCA Tervuren; photo from de archives of Charles Girault, Unidentified photographer, 1908-1910

 

 

Le musée complètement rénové, avec un nouveau pavillon d'accueil.
Photo Jo Van de Vyver©RMCA

 

 

Nouvelle histoire et nouvelle scénographie dans les salles du musée restaurées.
Photo Jo Van de Vyver©RMCA

 

 

Expositions temporaires
« Carte noire » à Freddy Tsimba. La Terre, plus belle que le Paradis.
Automne 2020 (date d'ouverture en fonction des mesures Covid-19)

Pour sa première exposition temporaire après la réouverture, l'AfricaMuseum invite l'artiste kinois Freddy Tsimba à entrer en dialogue avec les collections du musée. Son ami et célèbre écrivain Jean Bofane sera le commissaire de l'exposition.
Au total, une centaine d'œuvres seront exposées, dont une dizaine sont des œuvres monumentales de Freddy Tsimba lui-même. L'exposition aura lieu dans le nouvel espace d'exposition de l'AfricaMuseum et s'étendra sur quelque 900m2.

Musées royaux d’Art et d’Histoire (MRAH)

 

Naissance ces collections des Musées Royaux d'Art et d'Histoire

 

Début de la collection


En 1835, un « Musée d'armes anciennes, d'armures, d'objets d'art et de numismatique» fut institué à Bruxelles «dans l'intérêt des études historiques et des arts ». Sa collection était constituée, au départ, d'une collection d'armes achetée au comte de Hompesch et de ce qui restait de l'Arsenal Royal fondé par le duc Antoine de Bourgogne dès le 15e siècle. Faite de plusieurs dizaines d'armes, d'armures et de quelques « objets de curiosité », la collection de l'Arsenal bénéficiait d'une véritable renommée, ainsi qu'en témoigne la visite que lui fit Albrecht Dürer lors de son séjour à Bruxelles en 1520. Après la bataille de Fleurus en 1794, les objets les plus précieux furent emportés par les Autrichiens à Vienne. Bruxelles garda le berceau de Charles Quint, les chevaux rembourrés des archiducs et quelques fragments d'armures.

 

En 1837, on y adjoignit la collection d'artillerie du Ministère de la Guerre et le tout fut déposé dans une grande salle au rez-de-chaussée du Palais de l'Industrie au premier étage duquel s'installa la Bibliothèque Royale récemment créée. Les collections du nouveau musée s'enrichirent rapidement grâce aux fouilles et à des dons multiples.

 

La Porte de Hal


Entre-temps, l'État acheta à la ville de Bruxelles la Porte de Hal, seule porte qui subsiste de l'ancienne enceinte de Bruxelles démolie entre 1818 et 1840 pour faire place aux boulevards de la petite ceinture, utilisée comme prison. Les premiers travaux de restauration indispensables sont faits pour y transférer les collections du musée. Le 25 mars 1847, le musée prit, par arrêté royal, le nom de Musée royal d'Armures, d'Antiquités et d'Artillerie et était ouvert gratuitement au public les dimanches et jours de fêtes, et tous les jours aux artistes, aux personnes qui désiraient consulter les collections pour leurs études et aux étrangers.

Entre-temps, les collections du musée s'étaient considérablement accrues. Outre les objets issus de fouilles, les acquisitions du musée étaient alors principalement des armes et des objets religieux vendus par des fabriques d'église. En 1861, l'archéologue amateur et homme politique Gustave Hagemans céda au musée, pour une somme modique, une collection de plusieurs centaines d'objets antiques, du Moyen-Age et de la Renaissance. Moins de deux ans plus tard, l'État entra en possession de 77 vases grecs et étrusques provenant de la célèbre collection du marquis italien Campana. En 1864, le docteur Conrad Helfrich-Couvreur fit don de sa collection de 200 objets provenant de l'île de Bornéo. Enfin et surtout, en 1874, le collectionneur Emile de Meester de Ravestein, légua l'ensemble de sa collection d'antiquités au musée de la Porte de Hal.

 

Un musée dans le Parc du Cinquantenaire


C'est au cours des années 1870 que s'élabora le projet de doter la Belgique d'un musée des Arts décoratifs et industriels, à l'image du South Kensington Museum de Londres (l'actuel Victoria and Albert Museum), destiné à former l'ouvrier d'art et à développer le « bon goût » du public. Dans cet esprit, la Commission royale belge des Échanges internationaux fut fondée en 1871 pour participer, notamment, à un réseau d'échange international de collections de plâtres visant à constituer, au sein de chaque pays membre, une sorte de musée « idéal », représentatif de l'histoire des Beaux-Arts et des arts décoratifs. La collection des plâtres de cette commission, appelée communément « musée des Échanges », fut transférée au début des années 1880 dans l'aile nord du palais qui avait été construit sur l'ancienne plaine des Manœuvres, à Etterbeek, pour célébrer les fêtes du 50e anniversaire de la nation belge. Pour l'exposition nationale de 1880, l'architecte Bordiau avait en effet réalisé un projet composé de deux pavillons d'exposition reliés par une colonnade semi-circulaire ouverte dominée en son centre par un arc de triomphe.

En 1889, on décida de transférer également les collections « d'antiquités » du musée de la Porte de Hal au palais du Cinquantenaire, pour y former les Musées royaux des Arts décoratifs et industriels et d'y constituer aussi un musée d'ethnographie. Les « antiquités » furent placées dans la galerie courbe de l'aile nord, le grand pavillon étant dévolu à la collection de moulages de la commission artistique, à laquelle on ajouta les reproductions en plâtre du musée des Beaux-Arts, qui étaient exposées au rez-de-chaussée du palais des Académies.

 

L'ensemble ainsi créé fut divisé en quatre sections : les anciennes industries d'art (antiquités), les types et modèles contemporains (industries d'art moderne), les reproductions des chefs d'œuvres d'art monumental et industriel (moulages et photographies) et les spécimens de peinture décorative (cartons, dessins, esquisses). Dans l'optique d'un musée destiné à l'enseignement, offrant au public des objets choisis pour leur beauté, pouvant servir de modèles aux industries et aux artistes, le musée s'ouvrit aussi, pendant cette période, aux œuvres d'art provenant de l'étranger. Celles-ci vinrent enrichir la section d'ethnographie qui occupait toujours le troisième étage du Musée d'armes et d'armures, à la Porte de Hal.

 

Au tournant du siècle, le patrimoine des musées s'accrut considérablement. Tout d'abord grâce aux dons et legs de collectionneurs privés. Il y eut également des achats, comme celui de la collection d'estampes et d'objets d'art japonais d'Edmond Michotte, en 1905. Enfin, de nombreux objets furent rapportés de fouilles et missions en Belgique et à l'étranger.

 

En 1911 parut un nouvel arrêté royal qui transforma le titre des musées en « Musées royaux du Cinquantenaire – Koninklijke Musea van het Jubelpark». Les objets furent répartis entre quatre sections distinctes, pouvant être divisées en un certain nombre de sous-sections. Et la collection d'armes et armures qui formait, depuis 1889, le Musée d'armes et armures à la Porte de Hal, fut réintégrée à l'institution sous la forme d'une nouvelle et cinquième section.

La première section comprenait l'antiquité : antiquités orientales et méditerranéennes; antiquités grecques et romaines ; antiquités chrétiennes ; antiquités de la Belgique depuis les temps les plus reculés jusqu'à la fin de l'époque franque. La seconde comprenait les  industries d'art. La troisième regroupait les reproductions de chefs d'œuvres des arts plastiques, moulages, cartons, esquisses, copies, etc. à l'exception des photographies qui dépendaient de la bibliothèque. La quatrième, les collections folkloriques et ethnographiques autres que celles provenant du Congo belge pour lequel un musée avait été créé à Tervuren, en 1898. La cinquième, les armes et armures.

 

La Première Guerre mondiale arrêta brutalement les activités du musée. Dès les premiers jours d'août 1914, la mobilisation enlevant un tiers environ du personnel de surveillance, les musées furent fermés au public. Les objets les plus fragiles et les plus précieux, notamment les séries de porcelaines Delft et de Tournai, les tissus et broderies, ainsi que les céramiques gréco- romaines furent emmagasinés dans les caves, tandis que les pièces égyptiennes, de l'Asie antérieure et de la Belgique ancienne restèrent en place. En janvier 1915, sur ordre d'Otto von Falke, directeur du musée des arts décoratifs de Berlin, les musées durent ouvrir de nouveau leurs portes et exposer une partie des collections d'industries d'art dans l'aile nord.

 

Après la guerre, priorité fut donnée à l'installation des collections des industries d'art dans les bâtiments de l'avenue des Nerviens. Après la vaste exposition temporaire franco-belge de la mode de 1922 qui permit l'achèvement des locaux, on plaça, au premier étage, dans une enfilade de salles se suivant dans l'ordre chronologique depuis l'époque gothique jusqu'au 18e siècle, des ensembles « remarquables » comprenant des meubles, tapisseries, vitraux, sculptures et argenteries. Les collections lapidaires furent installées dans un cloître de style gothique construit à leur intention et une chapelle de même style abrita le mobilier liturgique et des sculptures religieuses, tandis que d'autres salles furent consacrées au mobilier. À l'étage supérieur, le même principe fut appliqué aux collections de céramiques : d'une part, les pièces de choix, d'autre part, le répertoire documentaire. Au rez-de-chaussée fut installé le département de la Belgique ancienne, de la préhistoire à l'époque franque.

La restriction des crédits disponibles limita fortement les achats du musée dont le patrimoine s'enrichit néanmoins encore grâce aux fouilles, à la générosité de mécènes, ainsi qu'au Patrimoine des musées et aux Amis des Musées royaux d'Art et d'Histoire, association créée en 1974 afin de soutenir les activités du musée.

Il faut également mentionner la transaction qui eut lieu avec le Musée royal de l'Afrique centrale, en 1967, qui permit au musée de devenir propriétaire des « collections d'art appliqué de style 1900 » figurant au catalogue de l'Exposition internationale de Bruxelles - Tervuren de 1897, en échange de 9500 objets d'ethnographie américaine et océanienne provenant du musée du Cinquantenaire. Quelques années plus tard, en 1978, eut lieu un second transfert d'objets d'ethnographie africaine et mélanésienne des Musées royaux d'Art et d'Histoire vers le Musée royal de l'Afrique centrale, dans l'optique de rationaliser les domaines d'études et l'organisation des collections des deux institutions.

 

Pavillon Horta-Lambeaux


Commandé par l'État belge à l'architecte Victor Horta pour abriter le relief des Passions humaines du sculpteur Jef Lambeaux réalisé à la fin du 19e siècle, le pavillon passa en 1911 sous la responsabilité de l'administration des Beaux-Arts.

 

Les musées de l'orient à Laeken


Depuis les années 1920, les musées du Cinquantenaire furent aussi chargés de gérer la Tour japonaise et le Pavillon chinois, réalisations architecturales patronnées par Léopold II à Laeken respectivement à partir de 1901 et 1903. Après le premier conflit mondial et leur fermeture imposée par l'occupant qui avait réquisitionné le château et le parc royal, ces deux bâtiments furent transférés au département des Sciences et des Arts, vidés de leurs collections. Les musées du Cinquantenaire y replacèrent une maigre partie des collections sino-japonaises et des meubles d'origine.

 

Musée Bellevue


En 1978, on inaugura le « Musée Bellevue ». Cet hôtel englobé dans le vaste complexe du Palais royal, fut conçu comme une demeure où l'on pouvait admirer des objets et œuvres d'art évoquant la vie de la société aisée des 18e et 19e siècles.

 

Musée des Instruments de Musique


Un événement important de cette période fut certainement le rattachement définitif du musée des instruments de musique du Conservatoire de musique de Bruxelles aux Musées royaux d'Art et d'Histoire. En juin 2000, eut lieu l'ouverture du nouveau Musée des Instruments de Musique (MIM) dans les bâtiments des anciens magasins Old England situés place Royale.

D'après un texte de Valérie Montens, 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (MRBAB)

 

Une collection prestigieuse de 20.000 œuvres d'art

 

Créés en 1801 par Napoléon Bonaparte, les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (MRBAB) conservent la plus importante collection d'arts plastiques du pays. Ce sont 20.000 œuvres et six musées qui racontent notre Histoire, du XVe au XXIe siècle, à travers la peinture, la sculpture ou le dessin.

L'histoire des MRBAB débute sous Napoléon Bonaparte qui, en 1801, ouvre un musée départemental à Bruxelles dans l'ancien palais de Charles de Lorraine. Les œuvres sont ensuite déplacées dans le bâtiment actuel, construit en 1880 par Alphonse Balat, le fameux architecte des Serres royales de Laeken. Divers agrandissements et aménagements se poursuivirent au fur et à mesure, dont l'inauguration en 1974 de 53 salles dans de nouvelles extensions, puis en 1984 d'un musée d'Art moderne souterrain. Enfin, un jardin des sculptures est aménagé en 1992. Récemment se sont ouverts le Musée Magritte (2009) et le Musée Fin-de-Siècle (2013).

 

Du XVe au XVIIIe s., le Musée Old Masters fait revivre 400 ans d'Histoire grâce à des œuvres exceptionnelles qui racontent les grands événements du passé. La deuxième plus grande collection au monde de Bruegel l'Ancien et son univers virtuel inédit s'y dévoilent ! Aussi les ensembles si célèbres de Rubens ou Jordaens, des œuvres rares d'artistes majeurs comme Van der Weyden, Bouts, Memling ou Bosch ainsi que les incontournables de Van Dyck y sont à découvrir.

De David à Panamarenko, Alechinsky, Bacon, Dalí ou Fabre : la collection d'Art moderne et contemporain (fin du XVIIIe s. à nos jours) vous emmène dans trois univers spécifiques et multidisciplinaires : le surréalisme de Magritte, l'ambiance Fin-de-Siècle et la collection postérieure à 1914. Ce troisième espace vous est actuellement présenté sous forme d'expositions temporaires. Ces accrochages thématiques permettent une rotation régulière des œuvres en attendant un nouveau lieu adapté.

 

Le Musée Magritte, c'est la plus importante collection de l'incontournable artiste belge, René Magritte : 230 œuvres et archives y sont présentées. 'Must see' aux yeux des visiteurs venus du monde entier, ce musée et son univers surréaliste continuent de fasciner tous les publics. L'espace multidisciplinaire réunit à la fois des tableaux, des gouaches, des dessins, des sculptures, des objets peints, mais aussi des affiches publicitaires, des partitions de musique, des photographies et des films.

Ensor, Khnopff, Spilliaert, Horta, Rodin, Gauguin, Mucha, Bonnard,… : plus de 30 artistes majeurs sont mis à l'honneur au Musée Fin-de-Siècle !
Entre 1868 et 1914, Bruxelles fut un des carrefours culturels de l'Europe, attirant expositions, mouvements artistiques, salons littéraires,… Le Musée Fin-de-Siècle plonge le visiteur au cœur de cette ambiance effervescente, naviguant entre un éventail de courants artistiques, de l'impressionnisme à l'Art nouveau, et différentes disciplines, des beaux-arts à l'opéra.

 

Situés extra muros par rapport à l'implantation principale et centrale des MRBAB, les Musées Antoine Wiertz et Constantin Meunier complètent l'exhaustivité de l'espace muséal et accueillent le visiteur dans une authentique maison-atelier d'artiste belge. Wiertz immerge le visiteur dans la démesure, entre romantisme et scènes d'effroi tandis que Meunier témoigne de la vie sociale et industrielle de la Belgique du XIXe siècle.


 

Musée des Beaux-Arts. Vue de la rue de la Régence, Ed. Simon, s.d. Archives des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, FM VII 245.

 

 

Musée des Beaux-Arts. Vue intérieure (Forum), Ed. Nels, 1907. Archives des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, FM VII 37.

 

Observatoire royal de Belgique (ORB)

 

L'Observatoire royal de Belgique (ORB) est un institut de recherche reconnu internationalement pour son expertise dans les sujets liés à l'étude de la Terre et de l'univers.


L'astronomie, l'astrophysique, la planétologie, la géophysique, la séismologie, la gravimétrie, la géodésie spatiale et la physique solaire constituent les axes de recherche principaux de l'ORB.


En tant que service public, l'Observatoire royal de Belgique fournit des services dans les domaines qui relèvent de ses missions et qui s'appuient sur les résultats obtenus par ses chercheurs et ce, tant envers la communauté scientifique que le citoyen, les pouvoirs publics et la société entière.
Parmi ces services figure le service de l'heure, la gestion du réseau sismique belge, l'intégration du réseau belge GNSS (Global Navigation Satellite Systems, comme le GPS et Galileo) dans les systèmes de référence internationaux, l'exécution de mesures gravimétriques, la surveillance continue de l'activité du Soleil, les prévisions de la météorologie spatiale, et la diffusion d'informations relatives aux phénomènes astronomiques.


L'Observatoire royal de Belgique assure également la gestion du Planétarium situé au Heysel, lieu magique. Le public peut y observer la voûte céleste reproduite à l'identique sur sa grande coupole (avec un diamètre de plus de 23 mètres, elle est l'une des plus grandes en Europe). Les thèmes scientifiques propres aux institutions fédérales scientifiques du plateau d'Uccle y sont présentés par des programmes audiovisuels immersifs, des conférences et des expositions.
Conjointement avec les 9 autres Établissements Scientifiques Fédéraux, l'ORB fait partie du SPP Politique scientifique (BELSPO).

 

Histoire de l'institut

 

Fondation et premières observations

 

L'histoire de l'Observatoire royal de Belgique débute lorsqu'Adolphe Quetelet (1796–1874) propose l'idée de sa construction dans la partie méridionale du Royaume des Pays-Bas, une région qui correspond à l'actuelle Belgique. L

'Observatoire est alors officiellement fondé le 8 juin 1826. Le premier édifice a été construit près de la porte de Schaerbeek à Saint-Josse-ten-Noode, construction perturbée par la révolution belge en 1830. Après l'intronisation de Léopold Ier en 1831, Quetelet poursuit l'aménagement du bâtiment et l'achat des instruments et commence officiellement ses observations astronomiques et météorologiques en 1833.

 

 

L'observatoire à Saint-Josse-ten-Noode était pourvu notamment d'un cercle mural de Troughton & Simms ainsi que de deux horloges de précision. Parmi les observations réalisées grâce à ces instruments, nous pouvons citer la détermination des coordonnées de l'observatoire, la différence de longitude entre les observatoires de Bruxelles et de Greenwich, l'observation d'occultation d'étoiles par la Lune ainsi que des passages de Mercure devant le Soleil.
C'est également à l'Observatoire de Saint-Josse qu'ont été fixés le méridien de référence de Belgique et le point de référence géodésique pour les cartes d'état-major de l'armée belge. En 1839, L'Observatoire est officiellement reconnu par le roi et porte alors le nom « Observatoire royal de Bruxelles ».

 

 

 

Dernières années d'Adolphe Quetelet

 

Adolphe est atteint d'une attaque d'apoplexie en 1855. En raison de son état de santé, il délègue un grand nombre de ses tâches administratives à son fils Ernest Quetelet (1825-1878).

À partir de 1857, les chercheurs commencent à établir un catalogue d'étoiles destiné à une révision des mouvements propres. Durant cette période initiale, des travaux relatifs à la météorologie et à la physique du globe ont également été entrepris. Du 28 août au 2 septembre 1859, une série d'éruptions solaires, appelée plus tard événement de Carrington, a frappé la Terre et a fortement perturbé les communications télégraphiques de l'époque. Adolphe Quetelet a fait une description de cet événement dans l'Annuaire de l'Observatoire royal de Bruxelles de 1860.


Adolphe Quetelet décède en 1874. Son fils Ernest devient directeur ad interim en attendant la nomination d'un successeur.

 

 

 

Succession de Jean-Charles Houzeau de Lehaie

 

À partir de 1876 et sous la direction de Jean-Charles Houzeau de Lehaie (1820–1888), successeur de Quetelet, l'Observatoire s'est développé en acquérant du matériel neuf. Dans le même temps, et sous l'impulsion du roi Léopold II, il recherche et choisit un nouveau site pour l'Observatoire à Uccle afin d'agrandir l'institut et de l'éloigner de la pollution lumineuse du centre de Bruxelles.

 

Le nouveau directeur crée une section spectroscopique et établit le réseau climatologique national. Il a ensuite organisé la première expédition astronomique belge. Celle-ci a permis à deux groupes d'observateurs de se rendre à Santiago (Chili) et au Texas (États-Unis) pour y observer le passage de Vénus devant le Soleil.

 

Houzeau démissionne en 1883. Une commission de directeurs prend sa relève en attendant la nomination d'un successeur.

 

 

Déménagement de l'Observatoire à Uccle

 

En 1890, l'Observatoire déménage de Saint-Josse-ten-Noode vers Uccle. Le transfert des instruments s'effectue sous l'autorité de François Folie (1833–1905), directeur depuis 1885. Depuis, l'institut porte le nom « Observatoire royal de Belgique ». Le méridien primaire de la Belgique a aussi été officiellement déplacé après ce déménagement.

 

Le site de l'Observatoire à Uccle en 1925

 

 

Observatoire royal de Belgique La correspondance d'Adolphe Quetelet


Belgian Co-ordinated Collections of Micro-organisms (BCCM)

 

La naissance du consortium et les débuts de son histoire

 

Les micro-organismes constituent une opportunité capitale pour la biotechnologie. Les propriétés des bactéries, levures, champignons ou diatomées sont utilisées dans de multiples applications: processus de fermentation et utilisation des probiotiques dans le secteur de l'alimentation, production d'antibiotiques dans le secteur médical, introduction de microorganismes pour favoriser la croissance dans l'agriculture, moyen auxiliaire pour la décontamination biologique des sites pollués, etc.
De plus, toutes les propriétés et les espèces microbiennes ne sont pas encore connues.


Les collections publiques constituent dès lors un véritable trésor de potentialités d'application, qui peut par exemple être découvert par des projets de screening

En 1983, le Conseil des ministres décidait de rassembler en un réseau des collections de cultures - microbiennes, champignons et bactéries - et l'expertise disponibles dans différents établissements belges: le consortium Belgian Coordinated Collections of Micro-organisms (BCCM) était né. Le Conseil des ministres souhaitait en effet créer une infrastructure performante et spécialisée pour soutenir les nombreux chercheurs, qu'ils soient issus du monde académique ou industriel, dans les domaines de la biotechnologie et des sciences de la vie auxquels la Belgique attache de l'importance.
A l'origine, le consortium BCCM se composait des collections vivantes de micro-organismes de deux universités et d'une institution scientifique publique:

  • la collection de champignons filamenteux et de levures de la Faculté des sciences agronomiques (aujourd'hui Faculté des bioingénieurs) de l'Université catholique de Louvain; BCCM/MUCL;
  • la collection de bactéries du laboratoire de Microbiologie de la Faculté des sciences de l'Université de Gand, BCCM/LMG;
  • la collection de levures et de champignons médicaux du laboratoire de mycologie de l'Institut scientifique de santé publique (aujourd'hui Sciensano), BCCM/IHEM.

Une cellule de coordination BCCM, BCCM/CC, a également été créée. Il est situé au sein du Service public fédéral de la politique scientifique et assure la coordination des collections sur le plan de la gestion de la qualité, de la technologie de l'information, de la communication interne et externe, de la coopération internationale et des affaires légales.

En 1990, la collection de plasmides du laboratoire de biologie moléculaire (aujourd'hui  le Département de biologie moléculaire biomédicale) de l'Université de Gand a rejoint le consortium (avant BCCM/LMBP ; aujourd'hui BCCM/GeneCorner).
En 2001, la collection GINCO (Glomeromycota in vitro collection) est intègre par BCCM/MUCL.
En 2011, trois autres collections de niche ont rallié le consortium BCCM :

  • la collection de diatomées du laboratoire de protistologie et d'écologie aquatique de l'Université de Gand, BCCM/DCG;
  • la collection de mycobactéries de l'unité de mycobactériologie de l'Institut de médecine tropicale d'Anvers, BCCM/ITM;
  • la collection de cyanobactéries du Centre d'Ingénierie des Protéines de l'Université de Liège, BCCM/ULC.

Aujourd'hui, BCCM s'est développé pour devenir l'un des plus importants consortiums de collections de cultures au monde, tant en quantité qu'au niveau de la qualité de ses collections (bactéries, levures, champignons, plasmides, diatomées, banques ADN) ou encore de son expertise. Les collections publiques de BCCM comptent plus de 280 000 ressources biologiques.

 

L'expertise scientifique de BCCM est rendue disponible sous diverses formes, qui vont de la prestation de service spécialisé aux projets de recherche scientifiques.
Il s'agit de services tels que la distribution de matériel microbien authentifié, la préservation à des fins privées de souches industrielles, l'identification de souches, la caractérisation génotypique des souches au moyen de techniques moléculaires, les dénombrements microbiens, les demandes de screening, etc.

 

Le BCCM accorde une grande importance à la qualité de sa prestation de service. Depuis 2005, le système de management qualité du consortium a reçu la certification selon la norme ISO 9001 en ce qui concerne l'acquisition, le contrôle, la conservation, le stockage et la distribution du matériel biologique et des informations y afférentes dans le cadre de dépôts publics, de dépôts de sécurité et de dépôts de brevets.

Le consortium BCCM fait partie de plusieurs initiatives internationales telles que l'Organisation européenne pour les collections culturelles (ECCO ; www.eccosite.org) et la Fédération mondiale des collections culturelles (WFCC).


En 1992, à l'initiative du Gouvernement belge, la World Intellectual Property Organization (WIPO) a reconnu au consortium BCCM le statut d'autorité de dépôt internationale selon le Traité de Budapest sur la reconnaissance internationale du dépôt des micro-organismes aux fins de la procédure en matière de brevets.

 

Dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique, le consortium BCCM a fait office de pionnier dans le développement d'un code de conduite pour les collections de cultures microbiennes qui couvre tant l'accès aux ressources microbiennes génétiques que les possibilités de partage des avantages qui découlent de leur utilisation.


Au sein de BCCM, le matériel biologique est acquis et distribué dans le respect des législations et régulations internationales sur la protection de la biodiversité ainsi que des dispositions du protocole de Nagoya.

 

BCCM GREAT AT SMALL THINGS

 

WFCC BCCM Consortium BCCM

 

Cinematek

 

CINEMATEK, la Cinémathèque royale de Belgique est fondée en 1938 par Henri STORCK, André THIRIFAYS et Pierre VERMEYLEN. De la cinémathèque, le public connaît les écrans, les programmations, le sourire du personnel d'accueil. Derrière tout cela, il y a les bobines de films (et, désormais, les fichiers numériques), les laboratoires, les collections de documents papier, des dizaines d'hommes et de femmes invisibles…

La collection numérique ne sert pas seulement aux séances de cinéma, mais également aux programmateurs et aux cinéastes qui à la recherche d'images pour leurs productions.


Nos dépôts contiennent la mémoire collective filmée de la Belgique, et plus encore.


Mais, avant que le spectateur puisse apprécier un film qui ne peut être vu nulle part ailleurs, et certainement pas dans sa forme d'origine, ou que des chercheurs puissent se plonger sur un matériau exceptionnel du point de vue historique, il y a pas mal de pain sur la planche. Une équipe de collaborateurs peu nombreux mais passionnés identifie, décrit, et catalogue les films entrant, sélectionne pour conservation et projection, contrôle les conditions de conservation nécessaires, effectue les réparations éventuelles, scanne et numérise, réceptionne et traite les demandes, se renseigne sur les droits, transporte, envoie, reçoit, restaure et est constamment en recherche de grandes et de petites solutions pour la conservation et la diffusion d'un médium qui depuis sa naissance n'a jamais cessé de se transformer, au niveau technologique, mais également au niveau de son utilisation et de sa réception par la société.

 

En ligne

 

Une petite partie de ce fonds numérique est aussi utilisée dans d'autres buts comme la fabrication de DVDs http://cinematek.be/index.php?node=30 ou la diffusion en ligne à travers notre chaîne YouTube https://www.youtube.com/CINEMATEKfilms la plateforme www.europeanfilmgateway.eu

Le rendez-vous hebdomadaire avec nos pianistes Hughes Maréchal et Stéphane Orlando se poursuit tous les jeudis sur Facebook.

 

Par cette initiative nous souhaitons mettre en avant l'approche unique de nos pianistes et être une vitrine de la diversité et de la richesse du cinéma muet tel que conservé par CINEMATEK : belge ou étranger, de fiction ou non, dramatique ou comique, en couleur ou en noir et blanc, d'aventure ou de mélodrame…Par l'intermédiaire de commentaires postés en direct pendant la diffusion, nous offrons aussi aux personnes découvrant le cinéma muet qui le souhaitent, des pistes pour approfondir leur expérience cinématographique.

 

 

DVDs YouTube CINEMATEKfilms Europeanfilmgateway Facebook CINEMATEK

 

Institut géographique national (IGN)

 

Missions

 

L'Institut géographique national (IGN) a pour mission principale d'élaborer et de mettre à jour les cartes topographiques de la Belgique. L'IGN est un producteur et un intégrateur de données topos géographiques de référence.

 

L'IGN gère des bases de données topographiques et offre des informations et services géographiques aux administrations, aux professionnels et aux particuliers.
Il établit pour la Belgique la projection géographique compatible avec les projections internationales. Une partie de sa production est sous-traitée au secteur privé.
L'inventaire topo-géographique est mis à la disposition des utilisateurs sous formes analogiques et numériques. Des services web donnent accès aux informations les plus récentes ; ils peuvent être payants.


l'IGN est aussi chargé d'élaborer l'infrastructure nationale de l'information géographique, qui doit se porter garante de la transposition correcte au niveau fédéral de la législation européenne en la matière : la directive INSPIRE (pour INfrastructure for SPatial InfoRmation in Europe).

 

Histoire


L'IGN est né quatre fois !


Le 26 janvier 1831, un décret du Gouvernement provisoire crée au Ministère de la Guerre un DÉPÔT de la GUERRE et de la TOPOGRAPHIE. Une de ses missions est « …l'établissement et la fourniture de cartes pour les opérations militaires… ». Le 30 septembre 1843, un arrêté royal lui ordonne d'établir la Carte Officielle du Royaume. Cette mission est qualifiée de scientifique. La première « Carte de la Belgique » est achevée en 1873. La carte topographique sera disponible tant pour l'armée que pour le public civil.


Les travaux de la carte prenant une importance considérable, un arrêté royal du 30 juillet 1878 crée l'INSTITUT CARTOGRAPHIQUE MILITAIRE.

 

L'ICM prit ses quartiers à La Cambre où ses officiers donnaient le cours de topographie de l'École royale militaire, établie sur le site depuis 1874.

 

Les deux guerres mondiales, les pertes humaines et les reconstructions subséquentes ont eu un fort impact sur nos activités. En 1926, la projection conforme de Lambert (qui respecte les angles) remplace la projection équivalente de Bonne (qui respectait les surfaces).

 

La troisième naissance sera voulue par un arrêté du Régent du 5 mars 1947 qui crée l'INSTITUT GEOGRAPHIQUE MILITAIRE.

 

La « Nouvelle Carte » aux échelles du 25 000e et du 50 000e se concrétise. Les levées s'appuient sur une nouvelle triangulation, un nouveau nivellement et les photos aériennes. L'IGM participe à des missions scientifiques belges et internationales qui assoient la réputation de notre pays sur le plan mondial.

 

Notre quatrième naissance fut provoquée par une loi du 8 juin 1976. L'INSTITUT GEOGRAPHIQUE NATIONAL est démilitarisé.
S'il perd aussi son statut scientifique, il continue à produire de la science, à publier des articles de haut niveau dans les cercles savants de diverses associations internationales et quelques collaborateurs enseignent dans les universités.


Dans les années '80, les nouvelles technologies transforment profondément nos métiers.


L'IGN s'adapte avec succès tant pour la cartographie du pays que dans son organisation.

 

En Mars 2020, l'Institut géographique national déménage, en pleine pandémie, vers de nouveaux locaux sur le campus de l'Ecole royale militaire, 115, avenue de Cortenberg à Bruxelles.

 

(à suivre...)

 

 

NGI GEOportal of the Belgian federal institutions Cartesius

 

 

En 1914, l'Institut cartographique militaire a cessé de fonctionner, La Cambre fut prise par l'envahisseur et le personnel mobilisé s'est replié sur Anvers puis derrière le front, en France et en Angleterre. Notre personnel a contribué à l'élaboration des cartes du front (Trench Maps) pour le Geographical Survey of the General Staff depuis une imprimerie de campagne non localisée. Les cartes de l'Etat-major sont mises à jour grâces aux photographies produites par l'Aéronautique militaire. Ce procédé en 2D à la chambre claire a été testé à l'ICM dès 1922, sans résultat satisfaisant. Il sera remplacé dès que possible (en 1947) par la stéréo restitution en 3D.

 



Appareils de restitution Wild et Santoni, avec tables traçantes. Cette étape est la plus importante dans la rédaction des cartes, elle consiste à tracer les points, axes et polygones qui figureront les objets de la carte, ainsi que les courbes de niveau pour exprimer le relief. Les "stéréo-restituteurs" reçoivent des "couples" de photos aériennes et fonctionnent comme de grands stéréoscopes ; le relief du paysage est amplifié pour davantage d'exactitude et de précision. L'IGM à La Cambre dans les années '60.

 


Le Roi Baudouin visite l'Institut géographique militaire en 1963, il est reçu par le général Mazy, directeur de l'IGM. Derrière eux, une grande armoire construite par les menuisiers de l'ICM au XIXe siècle (ca. 1878) et destinée à recevoir les minutes manuscrites de la première Carte de Belgique (1861-1873).

 

 

 

 

La cartographie est entièrement informatisée depuis 1990, la stéréorestitution nécessite des lunettes couplées à l'écran à scintillement alterné.

 

 

La proximité de l'Ecole royale militaire peut parfois avoir quelques inconvénients pour la concentration des cartographes!

 

 

 



Notre nouvelle adresse : derrière la grille se trouve un petit parking à l'attention de nos visiteurs. Bienvenue !

 

Sciensano

 

Création du nouveau centre fédéral de recherche Sciensano

 

Fruit de la fusion entre l'Institut scientifique de Santé publique (ISP) et le Centre d'Étude et de Recherches Vétérinaires et Agrochimiques (CERVA) – deux institutions scientifiques majeures en Belgique – le nouveau centre fédéral de recherche Sciensano a vu le jour le 1er avril 2018.

 

Par son approche reposant sur des faits scientifiquement avérés, ce nouvel acteur – unique en son genre sur la scène scientifique belge et internationale – a pour mission de prévenir, évaluer et limiter les dangers pesant sur la santé au sens large. Sa création est le point d'orgue d'un minutieux travail préparatoire et d'une collaboration resserrée entre la ministre fédérale de la Santé publique, Maggie De Block, l'ancien ministre fédéral de l'Agriculture, Willy Borsus, l'actuel ministre fédéral de l'Agriculture, Denis Ducarme, et l'ensemble des partenaires fédéraux et des entités fédérées concernés.

 

Maggie De Block, ministre fédérale de la Santé publique : « Nous ne pouvons pas considérer la santé humaine et animale séparément : les maladies qui touchent l'homme peuvent être transmises aux animaux et vice versa. L'utilisation d'antibiotiques dans l'élevage a par exemple un impact majeur sur la résistance aux antibiotiques chez l'homme. Il est donc logique de rationaliser la recherche scientifique en matière de santé humaine et animale. C'est précisément ce à quoi nous veillons en créant Sciensano. »

Sciensano trouve ses fondements dans une approche globale de la santé intégrant simultanément trois dimensions étroitement liées, et donc en constante interaction : l'humain, l'animal et l'environnement dans son acception la plus large. Sciensano puise sa force et sa spécificité dans la combinaison de différentes disciplines scientifiques complémentaires, et dans sa démarche associant plusieurs angles de recherche connexes.

 

Cette vision novatrice de la recherche scientifique apporte une réponse adéquate aux enjeux de santé du 21ème siècle qui nécessitent un temps de réponse toujours plus court et des solutions adaptées au cas par cas. Par la mutualisation des forces et des atouts respectifs des deux institutions fusionnées, Sciensano est d'autant mieux paré à relever les défis à venir.

 

Historique de Sciensano

 

Sciensano est né de la fusion de deux institutions sœurs, l'ISP (Institut Scientifique de Santé Publique) et le CERVA (Centre d'Étude et de Recherches Vétérinaires et Agrochimiques). 

Créé en 1904, l'ISP réunit à l'époque l'Institut Pasteur du Brabant et l'Institut d'Hygiène et d'Épidémiologie. Pendant plus d'un siècle, il fait figure de référence dans le domaine de la santé publique et son expertise est largement reconnue, tant en Belgique qu'à l'étranger. 

Le CERVA est officiellement créé en 1997 mais les institutions qui le composent existent depuis le début des années 1900. Il concentre ses activités sur la sécurité de la production alimentaire, la santé vétérinaire et la santé publique.

En raison de leurs activités complémentaires, la fusion entre l'ISP et le CERVA opérée en 2018 a permis une rationalisation de leurs ressources humaines et matérielles, tout en offrant une réponse globale aux défis de santé posés par la société actuelle. Sciensano est fondé sur le concept 'One Health' ('Une seule santé') selon lequel santé humaine, santé animale et gestion de l'environnement sont intrinsèquement liés. Sciensano cherche à décrypter les mécanismes régissant les interactions entre l'homme, l'animal et l'environnement pour prévenir, évaluer et limiter au maximum les menaces pesant sur la santé publique. Son expertise est mise au service d'un seul crédo : toute une vie en bonne santé

 

 

La naissance de Sciensano Historique Sciensano


Copyright © 2020 BELSPO